Le Château et son parc

La construction initiale du Château fut dirigée par Lesdiguières, Comte de Pont de Veyle, au début du XVII ème siècle; il l'édifia sur une île formée par plusieurs bras de la Veyle. L'architecture se compose d'un corps de logis flanqué de deux pavillons agrémentés de terrasses. Cette propriété devint au cours du XVIII ème siècle celle d'Augustin de Férriol, Comte de Pont de Veyle, puis de son fils Antoine, Marquis de Pont de Veyle, personne très brillante et cultivée qui recevait dans son agréable demeure des personnages de marque, tel Voltaire venant soumettre ses ouvrages. Ce dernier prenait plaisir à promener, parmi les jardins de buis, la Princesse Aïssée de Babylone, célèbre par ses lettres.

A la Révolution le château appartenait à un marchand de biens, puis vers 1825, Amédée de Parceval achète la propriété (il fût l'arrière grand'oncle du Général de Saint Didier), puis par alliances successives elle devint celle de Monsieur Henry Brossin de Saint Didier, dont le fils, le Général Auguste Brossin de Saint Didier, hérita en 1938.

Sauvé de la dégradation par le temps,le château et ses abords sont en fin d'état de restauration; or, cette part de notre patrimoine architectural représente, à plus d'un regard, le témoignage légué par nos anciens, hommes de métiers et bâtisseurs d'antan.

Tout près s'ouvre le magnifique parc que la Veyle traverse doucement, enjambée ça et là par de petits ponts, métalliques ou en bois, tous de styles différents. Ils rendent ainsi possible les promenades parmi les sentiers et les bois qui s'étendent sur près de 17 hectares.

Situé en bordure de la Bresse et du Val de Saône, à hauteur de la ville de Macon, la localité de Pont de Veyle est depuis le printemps 1979 un point de passage pour les itinérants des Compagnons du Devoir sur leur Tour de France.

Le cadre de cette Prévôté est le Château de Pont de Veyle, devenu à la suite de succession, propriété de la commune qui le confia alors à l'Association Ouvrière afin de le restaurer et en faire une Maison des Compagnons.